Le monde des Grands (1)

A 22 ans, je suspens mes études pendant une année afin d’effectuer un stage en entreprise.  Au début , la nouveauté est excitante. Pour moi, c’est l’entrée dans le monde adulte : les responsabilités, les afterworks, mon premier salaire… Puis la routine qui s’installe est vécue comme une lente agonie.

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hello, hello planète terre, planète en détresse
petit homme surmené au milieu d’sos
petit homme n’entend plus même son propre mal-être
il court pour oublier qu’il s’est oublié dans le paraitre

hello, hello gens pressés, les nerfs à l’envers
qui pronent un royaume qui ressemble à l’enfer
pret a mourir pour défendre la cage qui a tué nos ames et tout ce qu’elles referment
couleur d’usine, ou barreaux en fer
horizon barrières, là ou murs nous encerclent
sombre mise en scène, dire qu’ils pensèrent
effacer l’ensemble de la sagesse ancienne
aujourd’hui sans repères, civilisation de vices et de gangsters
vent d’indignation venu de la planète entière
fils de l’abérration que les siècles étranglèrent
brise tes chaines !
sois gardien de ton frère
incarne dignement ce que le ciel t’a offert
en plein chamboulement, électrique atmosphère
babylone s’écroule quand on agit par nous-même
alors brise tes chaines !

refrain :
hello, hello gens pressés, la tête dans l’assiette !
une vie entière à regarder par la fenêtre
a rêver en silence d’une autre vie, d’un autre soi
alors l’oubli de soi fera l’affaire
mais dans l’ésprit tout les soirs sera de la fête
l’angoisse et les cris étouffés par le paraitre
des noeuds dans la tête, les poignets liés héritiers du mal-être
brise tes chaines !

(parlé) :
écoute le souffle de l’âme, les foules n’ont pas raison
troupeaux et fous de drames ne se posent pas de questions
ici a tout de grave
chant de plaies, de lésions, sur le macadame
les coeurs se fanent car l’atmosphère est sous pression

hello, hello gens pressés sans inhibition
qui marchent dans la nuit dans l’oubli de qui ils sont
la loi du bifton a tué l’enfant, l’a dupé pour aduler la grande division
les gens se détestent, malédiction
les gens se depèchent sans savoir ou ils vont
angoisse et stress, poisse, détresse
l’esprit carré comme une télévision
humains qu’on delaisse, pays riche et ses champs d’sdf
légitime on se bat on se lève
véridique chez jeunesse ya plus une once de rêve, tous trahis on se crève
en secret on s’aime, on se haït on saigne
si on faillit on serre, on crève si on cède
rien n’est facile, on sait la vie vouée à triompher
alors brise tes chaines !

refrain

hello, hello gens pressés, délaissés de l’histoire
qui s’interdit de croire en sa propre victoire
tête baissée pour ne plus voir le futur, pour ne plus voir l’usure dans son propre miroir
dérisoire rêve de vitrine, victime
tuerai pour la gloire, attiré par ce qui brille
ne pensant qu’à avoir, prétendant tout savoir
désabusé a force de croire tout ce qu’ils disent
sur le banc des accusés : insoumission
qu’on veut morte ou derrière des barreaux de prison
digne héritière étriquée aux éclats de vérité
mutilée par bien trop d’oppressions, arbitraire horizon
chacun ses schémas, son vécu, ses raisons
inertie totale, infectées les plaies le sont
sclérosés par des milliers de questions et les angoisses qu’elles t’amènent
vas-y sauve toi de toi-même !

GENS PRESSES – KENY ARKANA

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3 réponses à Le monde des Grands (1)

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  3. Catherine dit :

    Se réfugier dans le travail, fumer, manger… se remplir pour combler un vide. La façon de fumer, retenir la fumée avant qu’elle ne s’échappe… Pas simple de laisser tomber ça sans y mettre des nourritures moins éphémères, moins illusoires, plus respectueuses de qui tu es, de qui je suis… de qui sommes nous ? Tu as choisi l’ETRE à l’AVOIR (le bescherel c’est un bon bouquin philosophique !). La recherche de la nourriture essentielle est un chemin où il faut pouvoir accueillir le vide pour pouvoir accueillir le plein… de l’être ressuscité. Alléluiah ! En attendant, on en est pas là, je ne serais pas là à faire le challenge, alors nous allons faire une bonne roupille et aller oublier tout ça, mais attention, il est quand même question que je me réveille, moi ! nom d’une pipe en bois !

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